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08/03/2008 : Grimoire : Personnages entremêlés
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Joris
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Message Posté le : 16/03/2008 11:06:46    Sujet du message : 08/03/2008 : Grimoire : Personnages entremêlés Répondre en citant

Ces textes ont été écrits le 8/03/08, pendant Grimoire. Nous avons eu le plaisir de compter parmi les participants Mathieu Gaborit, auteur, entre autres, des Royaumes Crépusculaires et des Chroniques des Féals.

Règle :
Chaque joueur choisit un personnage et écrit le début d’une histoire avec celui-ci. Son voisin doit continuer l’histoire en y intégrant son propre personnage, et ainsi de suite jusqu’à ce que la feuille est fait le tour des participants.

Participants et personnages choisis :

Camille : la si charmante Térébenthine
Joris : le Grand Inquisiteur, terreur des Chats
Nicolas : Norbert-le-Chat-Justicier, terreur des Grands Inquisiteurs
Jessica : Mamy Manie, la maniaque
Anne Prune : le sémillant matelot aux airs de Corto Maltese
Une jeune fille dont malheureusement j’ignore le prénom : Myriad, la super-Sdf aux pouvoirs psychiques démoniaques.
Etienne : Plume, le bouffon, Ting diguelon ! Digueliguedon !
Thomas : le flic désabusé à l’imperméable élimé et à l’haleine chargée
Mathieu Gaborit : le mime en costume blanc, terreur des passants et capitaine de navire en interim
Clémence : le chat blanc multifonction, guide, cadeau honorifique, amoureuse transie selon les cas.



J’entends rarement dire : « Térébentine, elle est gentille. » Mais aujourd’hui, ça va changer : je vais devenir généreuse et altruiste. Sauf avec les gens avec qui c’est impossible (Camille)

C’est ce que m’a conseillé Monsieur le Curé. Un sage homme, Monsieur le Curé. Bien qu’il soit obligé de prendre parfois des décisions douteuses. Il héberge actuellement un grand ponte, un inquisiteur à ce que l’on dit. Il me fait peur, cet homme là. Les envoyés du Saint Siège font généralement cet effet là. (Joris)

La journée commence bien. En sortant acheter du pain, je croise un chat dans la rue ; un chat assez remarquable, son pelage dessinait un « S » sur son dos. Ça fait bizarre à dire… c’est comme si ce chat avait un certain charisme ! Il attira ma sympathie. (Nicolas)

Il m’a rejoint dans ma balade, lui et sa maîtresse très bizarre, ses manies c’était de tout faire à l’envers et de passer sous les échelles. Je vous dis pas comment était habillée. Enfin, bref, moi, superchat, mamy verlan et mes bonnes résolutions sommes partis vers le centre ville. (Jessica)

Courtoise, je rentre dans la première boutique en laissant d’abord passer une maman à poussette. Récompensée d’un sourire, je me dis que ça paye d’être gentille. Je virevolte de rue en rue, quand je me fais bousculer par un vieux qui sent le poisson, et l’ingrat ne se retourne même pas. Le rouge me monte aux joues et je l’interpelles assez brusquement je l’avoue, mais bon, faut pas pousser non plus. (Anne prune)

Et la rumeur me vient aux oreilles qu’il existe quelqu’un capable de faire faire aux êtres vivants ce qu’elle voulait. Je cours là où je pense pouvoir la trouver pour lui demander de me faire devenir gentille. Lorsque je la trouve, elle sent le chat, a des morceaux de verre plantés dans les bras, elle est dans un état second, apparemment à cause des médocs. J’ai réussi à me faire comprendre mais je ne sais pas pourquoi, elle a catégoriquement refusé… (La jeune fille)

La journée avance et je sens faiblir ma résolution ; il est de plus en plus dur d’être gentille et altruiste. Soudain, un huluberlu me tombe sous le nez, habillé comme un clochard. Il fait un saut périlleux arrière et s’écrie :
« Allez doulce dame quitte cet air pincé et souris à la vie. Il y a tant (tadadan !) à faire et tant à faire. Pourquoi en vouloir en monde entier »
Alors là, trop c’est trop. Je fiche un grand coup de sac à l’abruti et m’en vais à grands pas. Journée de merde ! (Etienne)

___________________________________________________________________________

« Je n’ai aucun remord ! Je ne vois pas ce que je pourrais confesser !
-Alors brûle, en priant pour que Dieu ait pitié de toi ! »
Le vieil homme me jette un regard de défi. Je m’accorde un petit sourire et jette la torche dans le bûcher.
« Crève, hérétique ! » (Joris)

Mais hélas, la torche n’arriva pas à destination, surgissant de l’ombre, un chat bondit et intercepta le bâton de bois enflammé avec ses crocs. Norbert-le-chat-justicier avait encore frappé, j’étais sidéré… (Nicolas)

On avait tous essayé de supprimer ce chat, il bousillait tous nos projets, il y en avait bien une qui avait presque réussit, elle avait l’air de rien comme ça, elle fermait sa porte deux fois de suite, mais quand je lui ai donné cette mission, c’est pour le chat que j’avais peur. (Jessica)

J’avais tout mis en œuvre pour brûler ce chat hérétique, et ce vieillard qui de toute évidence était son maître. J’étais même allé jusqu'à acheter un aphrodisiaque pour chat à un matelot qui, m’avait-on affirmé, avait roulé sa bosse. (Anne Prune)

Heureusement pour le chat, une jeune fille outrée qui se trouvait dans l’assistance des pieux, se dressa devant tous ces gens et comme par magie, tous s’arrêtèrent… sauf le chat et l’hérétique qui s’enfuirent en toute hâte. Certains s’étaient arrêtés comme hypnotisés et les autres s’étaient arrêtés parce que les autres s’étaient arrêtés et que, du coup, ils n’avaient plus le courage d’affronter cette sorcière tout seul. (La jeune fille)

Ce maudit hérétique, depuis des mois, il défiait l’autorité du Tout-Puissant. Quant le Saint Dogme nous impose un habit sobre et chaste, il se ramène avec sa livrée grotesque aux couleurs aveuglantes. Quand la sagesse du Tout-Puissant nous recommande la retenue, il affiche ses gesticulations grotesques. Et quand la Très Sainte Eglise nous apprend à obéir à ses envoyés, il se moque ouvertement de MOI ! le représentant de la sagesse et de la miséricorde du Seigneur. Même son nom, qui n’a été porté par aucun Saint Patron, est un affront. Plume, un jour tu cesseras de rire. (Etienne)

C’est en rentrant à l’évêché que sur la route, je dois stoppé mon véhicule. Un homme est en train d’achever à coup de pied le chat sur lequel il vient de rouler. Pressé, je klaxonne car il bloque toute la route. D’un pas lent, il s’approche en sortant en sortant sa carte de police de son imperméable élimé. C’est précisément au moment où il arrive à ma portière que cette pourriture d’hérétique païen enfermé dans le coffre se met à hurler. Je sors en vitesse pour discuter avec le flic mais celui-ci s’approche déjà de l’arrière du véhicule. Affolé, je sors mon 9 mm mais j’ai mal jugé le poulet qui se retourne et me colle une balle dans le bufefet.
Dieu, accueille moi par les Justes ! (Thomas)


___________________________________________________________________________

Moi, Norbert le chat, aimait me prélasser auprès du feu, mais parfois la vie, ce n’est pas aussi simple. (Nicolas)

Ma maîtresse était une maniaque, c’était La maniaque, une vraie vie de chien. Un jour, elle m’emmena et là, j’avais toutes les raisons d’avoir peur. (Jessica)

Direction le vétérinaire, plus charcutier que véto si mon avis vous importe. La salle était crasseuse, mal éclairée, avec comme seule décoration, la photo d’un grand navire. Au premier plan, une petite figure à quai en uniforme. J’allais y passer, c’était sûr. (Anne Pune)

Pendant que ce « fou » me torturait, une autre personne, tout aussi cinglée, entra en explosant la fenêtre, et rien qu’en regardant le charcutier dans les yeux, elle l’obligea à lui fournir de drôles de médicaments, je crois des antidouleurs qu’il lui donna avec le sourire… Ensuite, elle repartit comme elle était venue et moi qui pensait soit la suivre et me sauver par la fenêtre, soit faire un petit somme… je vis mes espoirs brisés parce que le véto avait tout oublié de ce qui venait de se passer et je savais parfaitement que ces évènements n’étaient pas normaux parce que je n’avais jamais vu aucun humain se comporter comme ça. (La jeune fille)

Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai. J’avais un jour rencontré un vieux bonhomme qui m’avait attrapé et fourré sous sa chemise à carreaux rouges et verts pomme sans un mot. Il m’avait trimballé comme ça quelques jours et j’avais pu assisté à la naissance d’un Dieu, la destruction d’une montagne et à une partie de poker mémorable dans l’arrière salle du « Pastis-Ô-Maître ». Mais revenons-en à nos moutons, c’est-à-dire à moi attaché dans une position indécente et à la merci du maniaque du bistouri. (Etienne)

Alors que l’autre s’approchait pour accomplir son office, la porte s’est ouverte, accompagnée d’un grand éclat de voix de femme qui semblait fort mécontente. L’homme qui était entré sentait si fort que j’ai failli m’évanouir. Il portait dans ses bras un espèce de cabot noir et blanc empestant le moisi. Celui-ci avait sans doute feint d’être blessé pour arriver jusqu’à moi. Passant en un éclair d’une apparence valétudinaire à une rage sanguinaire, il se jeta sur moi, les yeux injectés de sang et la bave aux lèvres. (Thomas)

« Deux cents sur Doggy, dit un vieil homme en costume blanc.
-Trois cents sur Norbert ! rétorqua ma maîtresse. »
Et moi qui me débat toutes griffes dehors, imité par le vieil homme que le combat semble follement amusé.
Doggy prit le dessus ; j’entends son maître aboyer, je vis le véto se blottir près du radiateur et ronronner, ma maîtresse miaula et bondit par la fenêtre. Doggy se pencha sur moi, les mâchoires luisantes. Je fermai les yeux et entendis une sirène mugir.
« Embarquement ! les derniers passagers pour la cheminée de Norbert ! Embarquement !
Les mâchoires de Doggy claquèrent dans le vide. Et moi, sur le navire jailli du tableau, j’évoquai ma vie de chien auprès d’un capitaine en costume blanc. (Mathieu)

___________________________________________________________________________

J’avais plein de manies, je pouvais pas m’en empêcher, je marchais toujours du même côté de la route, et même mordillais mes boutons de manchettes. (Jessica)

Ceci dit, sur ce point, je sais que je ne suis pas seule. Je me souvient parfaitement de ce vieux capitaine de navire aux manches rapiécées, à force de machouillage intensif. (Anne Prune)

Ou de cette jeune fille abandonnée de tous qui se grattait tellement qu’elle s’était dénudé les avant-bras de tout épiderme. Elle était affolée, je me souviens. Elle venait d’apprendre quelque chose qui lui faisait craindre de faire du mal à quelqu’un. (La jeune fille)

Bon, au fond, ça ne me gênait pas d’avoir des manies, mais les gens se moquaient souvent de moi. Alors un jour, j’ai décidé d’aller trouver Gandh-Zhon. C’était un grand sage qui, disait-on, avait réponse à tout (on disait aussi qu’il aimait immodérément la bouteille et avait une attirance marquée pour les vieux boucs aux poils ras et ne me demandez pas pourquoi.) Je partis avec un vieil ami de mes parents, Plume, qui, lui, n’arrivait pas à se défaire de son habitude de faire la roue à la moindre occasion. (Etienne)

Même mon ami François, qui était policier, que ma mère m’interdisait d’aller voir, est plein de manies. Chaque fois que j’allais chez lui en cachette, je trouvais dans son frigo les mêmes bières remplissant deux niveaux à elles seules. Il garnissait ses étagères des mêmes boîtes de raviolis au bœuf avec en dessous des kilos et des kilos de nourriture pour son chien. Ses cinq chiens se sont toujours appelés Doggy. Depuis, je l’ai perdu de vue, il doit être moche à voir. (Thomas)

Bref. Revenons à Gandh-Zhon. Il siégeait dans une cave à vin, entouré d’une vingtaine de boucs et d’une chèvre. Tous tondus et vêtus de pagnes blancs qui couvraient l’arrière train. Un vieux monsieur mêlé au troupeau imitait le bouc placé devant Gandh-Zhon. Il se releva, épousseta son costume blanc et m’adressa un sourire engageant :
« Gandh va vous recevoir. Mais avant, ayez l’obligeance de faire la chèvre et de boire ce Saint Esteph 78. A ce prix seulement, Gandh saura vous dire pourquoi vous êtes maniaque. (Mathieu)

A la place, je sors un chat blanc de ma poche et lui donne.
« Bravo, mon enfant, tu as passé l’épreuve du chat caché dans la chèvre. Maintenant, Gandh-Zhon va pouvoir accéder à ta requête ! »
Gandh-Zhon me donna le statut de Dieu-Suprême-qui-domine-le-Monde, et je n’eus plus jamais de soucis, parce que j’avais tous les pouvoirs. (Clémence)
___________________________________________________________________________

L’horizon était irrémédiablement plat. Je respirais l’air iodé en appréciant une pause, seul répit à bord de la fourmilière de ce grand navire. (Anne Prune)

Là, je rencontre une jeune fille nommée Myriad ; bizarrement cette rencontre m’a désinhibé, je réussis à faire des choses que je n’avais jamais faite dans mon état normal, et pourtant aucune des paroles de cette fille ne m’avait fait me comporter comme cela. (La jeune fille)

Au fond, le navire regorgeait de personnes à la personnalité assez… particulière. Il y avait un vieux bonhomme à la mise bariolée, qui n’arrêtait pas de courir dans les haubans en débitant des absurdités, comme le goût délicieux des orties carnivores ou les magnifiques yeux que devait possédé le chien de ma grand-mère. (Etienne)

J’étais sur le troisième pont lorsque je vis la grosse dame tomber par dessus bord alors qu’elle tentait de rattraper à la vitesse d’un fonctionnaire postal, son chapeau assez grand pour servir de voile à un petit bateau. Après des heures de travail acharné, le capitaine appela un policier à la mine éteinte et aux atours empestant le mauvais alcool, la crasse et le tabac froid. De sa voix rauque et brisée par la cigarette, il annonça que ce n’était pas à lui de s’occuper de l’affaire et qu’il était en vacances. Encore un con. (Thomas)

L’affaire du chapeau disparu prit des proportions inattendues. Le capitaine ordonna qu’on mette les chaloupes à la mer afin de partir à sa recherche et confia le navire à un vieil homme en costume blanc, mime de son état.
« En avant tout ! hurla-t-il »
Je me précipitais dans la salle des machines et me confiais aux moteurs de l’hélice principale.
« Les gars, mettez le paquet, dis-je. »
-On est crevé, chef.
-Vos gueules. On a des passagers à la mer, un chapeau disparu et un bouffon qui joue dans les voiles avec une jeune fille. Ma prochaine pause sera au moins dans deux heures, alors grouillez-vous ! » (Mathieu)

Une fois le chapeau récupéré, je pris enfin ma pause. J’arrivai dans ma cabine, et là, je trouvai le chat en train de se faire les griffes sur ma chemise propre ! Est-ce que je le jette par-dessus bord ? pensai-je. Pauvre minou…il va être coincé. (Clémence)

Je prends le chat par la peau du cou, au moins décidé à le faire sortir de ma cabine. Et là, en montant sur le pont, je tombe sur une jeune fille accrochée à la rambarde, en larmes. Je m’avance et lui demande ce qui lui arrive. Elle me répond :
« Je suis belle et intelligente, mais je ne peux même pas être gentille une seule journée. Bouuuuuh… »
Je la convaincs de regagner le pont et, comme c’est vrai qu’elle est très belle, lui demande si elle veut manger avec moi. Elle me regarde de la tête aux pieds, ricane :
« Non, mais ça va pas, minable mousse stupide ? »
Puis elle s’éloigne.
En fait je crois que je vais faire la sieste. Que le chat fasse ce qu’il veut. (Camille)

___________________________________________________________________________

« Myriad est une jeune fille qui a toujours vécue seule. SDF depuis ses 7 ans, se cachant dans le parc de sa ville de naissance. Jusqu’au jour où elle découvre qu’elle peut contrôler l’esprit de certaine personne. Myriad, c’est moi, je peux faire faire n’importe quoi à n’importe qui, enfin pas tout à fait n’importe qui ; seulement à des personnes qui ont certaines particularités… (La jeune fille)

Eh oui, des particularités. C’est à dire des personnes un peu à part, un peu différentes. Bizarrement, plus la personne a du mal à se fondre dans la masse, plus elle a tendance à me faire confiance. Tenez, par exemple, il n’y a pas longtemps, j’ai pu convaincre un type de déambuler sur les mains dans tout le parc en chantant des chansons paillardes. Bon c’est vrai qu’avec sa livrée de bouffon et sa drôle de façon de parler, il avait l’air du genre à faire ce genre de chose régulièrement. (Etienne)

Par contre, je me souviens de cet homme dans son imperméable gris tout froissé, la démarche chaloupée et une tête d’enterrement. Figurez vous que j’ai eu beau essayé, je n’ai pas réussi à percer sa carapace de morosité, son esprit semblait inatteignable au milieu d’une brume alcoolisée. (Thomas)

Et puis, il y a eu ce vieil homme en costume blanc qui venant chaque jour, à l’aube, se balader dans le parc pour imiter les promeneurs. Un mime, seul. Comme moi. Mon esprit a effleuré le sien, une seule fois. Sa voix a résonné dans mon crâne, tendre et tiède :
« Tu n’es pas seule, Myriad. Il y a d’autres enfants. Dans d’autres parcs. Il faudra trouver le Maître des Fontaines si tu veux devenir reine des parcs. » (Mathieu)

Depuis quelque temps, mes pouvoirs se sont accrûs et je peux étendre mon contrôle aux animaux. Mais ça ne se limite pas à leur faire faire ce que je veux. Non, bien plus que ça, je peux leur permettre de dépasser les limites que leur impose les lois physiques. Malheureusement, ça ne s’applique qu’aux animaux.
Par exemple, un jour au parc, à la tombée du jour, je me suis amusée à faire voler un petit chat blanc. Oh, il ne volait pas exactement, c’est vrai, mais il faisait tout de même des bonds d’au mois 30 mètres et il retombait sans s’écraser ! (Clémence)

Quand j’ai vu ça, j’ai décidé qu’il était temps de partir à la recherche du Maître des Fontaines. Je ne savais pas par où commençait, alors j’ai essayé de parler à la jeune fille qui se promène tous les jours au parc. Elle m’a regardé et a dit : « Et la marmotte, hein ? » Je crois qu’elle se moquait de moi. (Camille)

Et puis, il y a eu la fois où…

-Ça suffira pour aujourd’hui. Je crois que nous en avons assez entendu. J’aime les gens de votre espèce, Myriad. Docile, bavard. Mon ami, ici, n’a même pas eu besoin d’utiliser ses tenailles. Messieurs, si vous voulez bien vous rendre à présent dans mon bureau. Nous déciderons de la date de l’exécution. Au revoir, Myriad. Dormez bien… » (Joris)


___________________________________________________________________________

Ting diguelon ! Digueliguedon ! Belle journée, n’es-ce pas ? Temps de prendre la plume, car je suis Plume et comme la plume, je vis. Toujours léger, sans port d’attache, tout en cabrioles et en pirouettes ! Une livrée de bouffon, un chapeau pointu et en avant la musique. Mais peut être devrais-je commencer par le début. (Etienne)

J’avais bien des années plus tôt, alors que je faisais dans les porte-monnaies et la petite arnaque, rencontré un inspecteur de police morose, puant l’alcool et la transpiration. Celui-ci m’avait convaincu, par un long stage en milieu carcéral, de quitter ma vie de cambriole pour me lancer dans les cabrioles. (Thomas)

L’inspecteur m’invita à contacter un vieil homme qui vivait dans une rame abandonnée du métro parisien. « Ton mentor, mon garçon. Fais exactement ce qu’il te dit. » Je m’executais, je n’avais pas le choix.
Minuit. Sous la terre, dans une rame crasseuse, le vieil homme est là. Tout en blanc. La voix écaillée, il exige de moi un simple exercice : imiter tous ses gestes, de jour comme de nuit ». Pour devenir acrobate, tu dois d’abord être mime. Si ton corps comprends ceux des autres, tu prendras la mesure de ton agilité. »
Au boulot, donc, jusqu’à ce que mon mentor, mime de profession, reconnaisse mon talent et par une chaude journée d’été, me renvoie à la surface avec un chapeau pointu et un costume défraîchi. (Mathieu)

« Voilà, il est temps pour toi de redécouvrir la lumière. Pour toi qui a vécu si longtemps sous terre, il te faudra au début un guide pour te réapprendre à vivre » Il ouvrit alors la boîte, laissant apparaître un petit chat blanc comme la neige et à l’aspect tout duveteux.
« C’est une blague ? m’exclamais-je.
-Pour toi qui joue avec les apparences, je m’attendais à plus d’imagination, dit-il en souriant. » (Clémence)

Son sourire un peu méprisant me rappela celui de ma copine de lycée, qui m’avait largué un 1er janvier sans hésitation, quand elle avait découvert que je ne voulais être ni avocat, ni médecin, ni architecte. (Camille)

Et je sortis de mon sous-sol. Les débuts ne furent pas faciles. Je venais de passer deux ans coupé de tout et la ville avait changé. Ce qui n’étaient que les prémices d’une nouvelle société lorsque je m’enterrai, avaient pris corps. L’Eglise dirigeait à présent la ville et ses lois. Elle s’était lancée dans une opération de purge massive et jamais plus les bûchers du Palais Episcopal ne s’éteignaient. Les milices du Grand Inquisiteur étaient partout.
Mon Guide se fit vite attraper. Les chats n’étaient plus en odeur de sainteté. Mais, bon, je devais faire rire. C’était mon nouveau métier, n’est-ce pas ? (Joris)

Allez, positivons ! Belle journée, n’est-ce pas ? Même certains chats ont survécu, celui ci par exemple portait une sorte de « S » sur le dos… (Nicolas)

___________________________________________________________________________

Il est huit heures, le réveil sonne depuis un moment. Je suis encore en retard, je bouscule le chien affolé sur le lit tout en essayant de m’extraire du lit. Encore embrumé de l’alcool de la veille, je peste en renversant les cannettes déposées au sol.
Machinalement, j’appelle le commissaire pour lui annoncer que le courant a encore sauté. Je m’habille avec ce que je trouve, j’avale un café froid d’un trait, je m’assure que Doggy a encore à manger et je sors dans le froid. (Thomas)

Une présence, juste derrière moi. Je me retourne une première fois et distingue dans la pénombre, une silhouette habillée comme moi. Elle regarde derrière elle. Comme moi. Je fais deux pas, elle m’imite.
« A quoi vous jouez ? »
L’homme ne répond pas. Il se retourne à son tour et interpelle le vide :
« A quoi vous jouez ? »
Je soupire. Encore un mime égaré… (Mathieu)

Peu importe, je n’ai pas de temps à perdre et c’est pas la première fois que j’ai affaire à un de ces fous. Tant qu’ils restent à plus de 10 mètres et qu’ils ne se montrent pas trop agressifs. (Clémence, qui a oublié d’introduire son personnage)

Je me retourne encore une fois et paye immédiatement les conséquences de ma soirée trop arrosée : je m’affale lamentablement, le nez entre une feuille de laitue pourrie et d’un trognon de carotte. Et aussi les chaussures d’une fille qui me regarde comme si j’étais un détritus, puis tourne les talons après un dernier coup d’œil méprisant. (Camille)

Décidément, la journée commence bien. Monde de merde. Vie de merde. Boulot de merde. Cette dernière pensée me fait frissonner. « Rechercher les hérétiques n’est pas un boulot de merde. J’assure la sécurité et le respect des lois divines et c’est ma joie » Je réprime un rictus amer. « Allez colle toi un sourire et ferme là. Aujourd’hui tu vois un des sous fifres du Grand Inquisiteur. A 14h00. Faudra que je me change… » (Joris)

Commençant à prendre appui pour me relever, je fus à nouveau rabattu dans les ordures dans les ordures par un chat qui prit appui sur ma tête, comme pour éviter que ses pattes n’entrent en contact avec des matières non nobles lors du franchissement de l’obstacle. (Nicolas)

A côté une mamy bizarre s’est mise à rire, c’était la cerise de mauvaise humeur sur le gâteau gâté de ma mauvaise journée, tout d’un coup, sursaut, le réveil sonna.
Il est huit heures, le réveil sonne depuis un moment. Je suis encore en retard. Je bouscule le chien affalé sur le lit et puis je sais pas finalement si j’ai envie de me lever… (Jessica)

___________________________________________________________________________

Je choisis ma victime au hasard. Un regard, une attitude… et le métier s’empare de vous. Me voilà dans son sillage, à l’affût des imprévus d’une cadence qui puisse faire de moi son reflet. Je deviens son esquisse. Mime par vocation, j’existe à travers vous. Tiens, celui-là qui approche. Suivons-le. (Mathieu)

Je le pris en chasse. Pas facile de ne pas se faire remarquer dans les rues presque désertes, mais je suis un pro. Un peu plus près, petit à petit…
Soudain : « Miaaaa ! » Un chat tout griffe dehors rentre dans mes jambes. Le choc est si violent que je me ramasse par terre. Le temps de reprendre mes esprits, trop tard ! Ma proie s’est échappée.
« Enfoiré de chat, tu tombes vraiment sur la mauvaise personne. Je me ferais des gants avec tes peau si je t’attrape !
-Tu te crois si malin que ça ? Pfff, laisse moi rire tu n’es qu’un humain. » (Clémence)

Je continue ma route. Evidemment, j’ai perdu de vue ma victime. Je m’assieds sur des escaliers et m’interroge à haute voix :
« Qui vais-je bien pouvoir mimer ? »
La fille qui passe devant moi s’arrête, pointe du doigt un passant et s’exclame :
« Vous pouvez toujours mimer celui-là, avec sa coupe minable et son pantalon ridicule ! »
(Camille)
Je jette un coup d’œil à l’homme qu’elle me désigne. Je blêmis. Il y a en ville des personnes qu’il vaut mieux éviter de mimer. L’homme fait partie de cette catégorie. Je m’éloigne rapidement de la jeune fille. Si on peut rire de tout, il est des choses dont on ne rit qu’en silence, sans faire d’esclandre. Les serviteurs de l’inquisition font partie de ces choses. (Joris)

C’est à ce moment là qu’un chat passa à proximité, sa démarche était nonchalante, encore agacé par ma dernière expérience avec la communauté féline, je voulus lui coller un magnifique coup de pied dans l’arrière train. Il l’esquiva brillamment. (Nicolas)

Peu importe, j’avais trouvé ma nouvelle victime ; ne pas se laisser surprendre, un vrai défi, cette mamy vivait la nuit, fréquentait la mosaïque humaine, elle disait : « je suis mamie manie ». C’était bien plus. Je suis derrière elle, et rien ne semble la déconcentrée de son objectif. (Jessica)

L’assaut imprévu d’un bord de trottoir m’envoie valdinguer sur l’asphalte. Une main ferme me remet debout :
« Ça va, jeune homme ? demande l’homme qui avait dû, dans sa jeunesse, avoir des airs de Corto Maltese. (Anne Prune)

___________________________________________________________________________

« Bon, maintenant je fais quoi ?! »
Cela faisait plus d’une demi-heure déjà que je me terrais au fond de ce conteneur.
Un coup d’œil furtif à l’extérieur me confirma que ces trois imbéciles étaient toujours à mes trousses. L’un d’eux faisait même le guet à l’entrée et la ruelle… « Miaaaaa ! » et quelle idée stupide de foncer dans une impasse.
Plus le choix, il faut que je tente le coup. J’attendis que le chien passe auprès du conteneur pour bondir sur la fenêtre la plus proche et tenter la fuite. (Clémence)

Au moment où je sautais, une jeune fille passa devant de moi. Elle hésita, s’arrêta et commença à me parler d’une voix ridicule. Puis, elle se ravisa, haussa les épaules et dit : « Tu es un vieux chat de gouttière puant. » C’est vrai, mais c’est quand même blessé. (Camille)

Mais je n’ai pas le temps de m’appesantir sur mes états d’âme. Je jette un bref regard derrière moi et quitte le bord de la fenêtre. J’atterris souplement sur un beau parquet blond. L’appartement a l’air vide. Je respire. Depuis quelques temps, les humains sont devenus fous. Tous les chats sont traqués et tués. Le vieux Félix m’a dit qu’ils marmonnaient tous la même étrange formule en passant à l’action : « Onondugrantinkisiteur ! » (Joris)

Heureusement, la résistance des chats s’organisait face à la menace. A la tête de notre organisation, Norbert-le-magnifique gérait ça d’une patte de maître ! N’hésitant pas passer à donner de sa propre personne dans les missions risquées. Je dois l’avouer, j’étais amoureuse de lui. (Nicolas)

C’était une vieille folle qui avait permis qu’on se rencontre dans sa manie de tout faire à l’envers, sa cravate en lacet de chaussure était sur le point de l’étouffer, quand d’un coup de pâte expert, sa griffe acérée a desserré l’étau. J’avais assisté à tout. (Jessica)

Ce fut le coup de foudre. Notre passion n’avait de limite que par notre imagination. J’étais folle, folle de Norbert-mon-héros. Il m’emmena partout à bord d’un vieux rafiot qui sentait le poisson, propriété d’un marin peu regardant quant aux habitants de son navire. (Anne Prune)

D’ailleurs sur ce bâteau, il avait recueillit une jeune fille spéciale qui avait compris que j’étais folle amoureuse de Norbert et qui était allé le voir pour l’obliger à regarder au fond de son cœur pour qu’il sache s’il m’aimait ou pas. Le lendemain, Norbert était à ma porte. Une fois que j’eus ouvert, il me sauta au cou pour m’avouer qu’il m’adorait. J’ai cherché la jeune fille pour la remercier mais elle avait disparu. Norbert et moi vécûmes heureux et eûmes beaucoup de petits châtons… 239 exactement en 20 portées… (La jeune fille)
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