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13/03/2008 : Récit sandwich
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Ntonio
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Message Posté le : 24/03/2008 13:11:01    Sujet du message : 13/03/2008 : Récit sandwich Répondre en citant

Je veux manger des nouilles, car les nouilles c’est bon. (Paul)
Ainsi pensait Aldebert en ce matin du 8 mai, qui allait changer sa vie… ou pas ? (Camille)
Enfin, si on considère qu’à partir de ce moment il s’est mis au croquet et à la pétanque, on peut en effet le penser. (Etienne)
Aujourd’hui était un grand jour, le tournoi du sport national : le biathlon pétanque-croquet, dont l’épreuve reine du tricotage de boule de pétanque. (Nicolas)
Les cinq concurrents furent alignés sur le départ après les trois heures nécessaires à ces quatre nonagénaires pour quitter les gradins et rejoindre les fauteuils roulants. (Coline)
L’archiduc était l’invité de marque de ce tournoi. Aldebert le prit de suite en grippe. C’était un vieil homme qui parlait par maximes, du genre « Le cheval se tape la pole, le mécréant, il n’a pas froid ! ». (Joris)
Le jeu commença et rapidement la foule lança une première holà qui fit le tour du terrain de jeu. Aldebert lança sa boule en dernier, et cette dernière vint se coller à même distance du cochonou que celles de ses rivaux. (Antoine)
L’archiduc s’avança, étrécit les yeux, et déclara : « L’aigle royal que j’incarne amène ses boules près du petit, le brillant homme, il marque deux points ». (Joris)
Aldebert décida de commencer par la diplomatie : « Je conteste quelque peu votre décision ». (Coline)
Décidemment un différent existait entre eux deux. (Nicolas)
Enfin, l’archiduc lui conseilla d’aller se faire foutre. (Etienne)
Il décida d’envoyer politesse et pudeur au vent, et s’écria : (Camille)
Le chat se lèche les couilles, le saligaud, il n’a pas de travail. (Paul)


Il se faisait tard, il fallait boucler l’affaire au plus vite. (Antoine)
L’inspecteur Jean-Pierre se tourna vers son adjoint, le caporal Michou. (Paul)
Cette affaire était vraiment folle : depuis une semaine, un homme tuait systématiquement toutes les personnes qui achetaient des malabars au bar du chiquito. (Camille)
Et ça faisait du monde vu que le chiquito se trouvait juste devant les Arènes de Trèbes-la-Romaine, et que celle-ci brassaient une quantité importante d’amateurs potentiels de malabars. (Etienne)
Le caporal Michou ne sut quoi répondre. (Nicolas)
Il se contenta donc d’écouter et appela à cet effet les témoins : une prostituée, deux pépés alcooliques, un gamin de 7 ans qui vend des journaux, le chien, une chope de bière, et quelques badauds aveugles sourds (comme souvent les badauds). (Coline)
Les entretiens durèrent des heures et lorsque le caporal Michou finit par sortir du salon d’interrogatoire, il s’isola dans son bureau. On ne le vit reparaître que le lendemain, en pyjama orange rayé de vert. : « Jean-Pierre, je tiens notre coupable. Le meurtrier est forcément un amateur de chewing-gum. Or les pépés n’ont plus de dents pour mâcher, les badauds étant aveugles et sourds, ils ne peuvent pas ouvrir les emballages et la bouteille de bière n’était pas physiquement présente sur les lieux des crimes. Parmi les témoins, donc, il n’en reste qu’un : le gamin ».
Jean-Pierre hocha la tête et se contenta de répéter : (Joris)
Il n’en restait donc plus qu’un. (Coline)
L’inspecteur Jean-Pierre en était convaincu : il fallait faire quelque chose. (Nicolas)
Il sortit son amulette subjugatrice, qui lui avait été donnée par la reine des fées, pour services rendus (bien que l’on n’ait guère idée de quels services il s’agissait). (Etienne)
Il le secoua, le secoua, le secoua, tant et si bien que l’unique témoin en devint muet. (Camille)
- Je crois que le témoin est mort, Inspecteur. (Paul)
Tant pis, on fera sans. Je crois qu’il est temps d’aller prendre un verre. (Antoine)

- Alors que penses-tu de ces guerres qui ravagent le monde ? (Joris)
- J’en ai rien à branler ! Passe-moi plutôt une autre bûche. (Antoine)
Mèche Blanche passa donc une bûche à Queue Blindée, son supérieur hiérarchique peu poli. (Paul)
Depuis plusieurs heures, ils discutaient de l’invasion du lendemain, bien au chaud de leur barrage. (Camille)
Car en effet, après des années de vexations et de mépris de la part des ragondins, les castors allaient reprendre le pouvoir. (Etienne)
Car enfin, c’en était trop ! (Nicolas)
Ils s’étaient donc installés à 14h devant un bureau, avec la ferme idée d’en finir. Queue Blindée s’était auto-déclaré chef, et pour le temps imparti, ils avaient réalisé un travail remarquable : à 16h, ils étaient sur le point d’éradiquer deux millions de ragondins à eux deux, aidés d’une colonie de termites et d’un seau de sciure. (Coline)
Le plan de bataille avait pensé et réfléchi au millimètre. (Nicolas)
Tout était prêt, les termites et la sciure avait été rassemblée, il ne restait plus qu’à attendre. (Etienne)
Mais les coups d’état à deux n’ont jamais été un succès : Queue Blindée fut empalé et Mèche Blanche, dans l’eau, cherchait une planche de salut. (Camille)
« C’est ma chance » se dit Mèche Blanche, je vais m’en tirer. (Paul)
Or le Dieu des Castors invoqua un Elémentaire d’Eau, qui créa un énorme siphon au milieu de la rivière, emportant Mèche Blanche dans l’eau. (Antoine)
Et le pauvre Mèche Blanche disparut dans les flots. Quelques bulles et c’en était fini de Mèche Blanche le castor. (Joris)


Le cheval au galop, crinière au vent, ne comptait plus s’arrêter et, arrivé au bord du monde, il sauta. (Coline)
Robert le chevalier vit alors la grande chute, les quatre éléphants qui portent le disque-monde, et Gisèle la Tortue. (Joris)
Les cinq animaux avancèrent joyeusement vers Robert et son cheval, et dirent : (Antoine)
« Aaaaaaaaaaaaaaaa » (Paul)
Terrifié par ce son surhumain, Robert tenta désespérément de fuir. Mais il était dans le vide. (Camille)
Devant lui sa vie défilait, grand tapisserie élimée et somme toute peu intéressante. (Etienne)
Il se disait qu’il avait vraiment eu une vie de merde. Alors d’autant plus, (Nicolas)
Sa chute lui semblait interminable. (Etienne)
L’un des pachydermes le saisit dans sa trompe et le présenta à ses quatre compagnes multi-raciales. (Camille)
« Regardez ce petit être humain » fit Yahvé l’éléphant. (Paul)
« Il est en piteux état ». (Antoine)
« Et ses jambes sont complètement bloquées dans les ventaux » ajouta Dieu.
« Bon ben y a plus d’espoir, quoi… ». C’est pour cela qu’il fallut le couper en morceaux. (Coline)


Et ça tapait, ça tapait, c’était insupportable. (Nicolas)
Elle ne sentait plus son visage boursouflé, ne savait plus où elle se trouvait, ne pensait même plus à une éventuelle fin… Seulement la douleur, inexplorée. (Coline)
L’homme finit par s’arrêter. Il le va sa matraque, et braqua sur elle deux yeux dures : « Alors ? ». (Joris)
Alors quoi, connard ? Tu m’as explosée sans ménagement, tu attends que je te dise quoi, gros abruti ? pensa-t-elle. « C’est bon, je coopère » répondit-elle finalement. (Antoine)
« Balance tes potes, Sonia… Où est le chocolat ? ». (Paul)
Mais elle ne dirait rien, car jamais elle ne céderait à la barbarie. (Camille)
« Très bien, si tu refuses de coopérer on va employer l’artillerie lourde » ricana-t-il en disparaissant derrière la porte. (Etienne)
Et soudain, un effluve délicieux, enchanteresque, inattendu, lui chatouilla les narines. (Camille)
Ces odeurs de cacao lui donnaient envie de vomir. (Paul)
Mais soudainement, la vérité lui sauta à la figure : rien de tout ceci n’était réel. (Antoine)
Ils essayaient des arômes artificiels de cacao. Elle se sentit défaillir. (Joris)
Le manque de chocolat la taraudait. Heureusement, il réapparut tendant une barre chocolatée. (Coline)
Et voilà, un Mars et ça repart ! (Nicolas)


« Non à la prolifération des termites de combat ! » (Etienne)
Jean-Pierre avait scandé cette phrase, elle avait germé des tréfonds de son subconscient. Ouais, c’était un philosophe, Jean-Pierre ! (Nicolas)
Deux semaines plus tard (quelle efficacité !), ils étaient 2000 à manifester dans les rues contre les termites de combat. (Coline)
Jean-Pierre était au premier rang, flanqué de son ami Roger. Jean-Pierre le sentait, cette fois-ci la Confédération pour la protection des droits des termites allait céder. (Joris)
for I in 1..Arrivée_des_flics loop
Ada.Text_Io.Put(« Non à la prolifération des termites de combat ! ») ;
end loop ; (Antoine)
Et là, après la préfecture, une horde de CRS, la bave aux lèvres et la matraque en manque. (Paul)
Ils déferlèrent sur les manifestants comme la mer Rouge sur les Egyptiens, et ce fut une véritable boucherie, mais civilisée quand même. (Camille)
Le chef des « Ennemis des termites » se tourna vers les quelques manifestants vivants. (Paul)
- Il nous faut deux personnes pour aller les rencontrer, sinon on va tous crever. (Antoine)
- Alors, qui ira ? Roger et Jean-Pierre se regardèrent. (Joris)
Ils décidèrent de se sacrifier pour être présents lors de cet événement, l’aboutissement de leur combat, et se retrouvèrent devant le bar fatidique. (Coline)
Jean-Pierre et Roger contemplaient la façade de l’établissement « Chez Hubert » le café-PMU du quartier. (Nicolas)
Et c’est ici, devant ces murs, que va se décider le sort de notre temps. (Etienne)


Alan était un brillant mathématicien, et donc totalement socialement inadapté. (Camille)
Bien sûr, ce n’étai que l’opinion des esprits inférieurs et mesquins. (Etienne)
Mais il faut bien l’avouer, c’était vrai. (Nicolas)
Ce qui fait que la première fois qu’il s’était trouvé face à un membre de la gente féminine, et que celle-ci, attirée par autre chose que ses formules, avait enlevé son T-shirt, inquiet de ses excroissances de poitrine, il lui avait découpé les seins au couteau de cuisine, par pure curiosité scientifique. (Coline)
Bien sûr la fille avait crié. Mais il avait passé un si bon moment. C’est à ce moment-là qu’il comprit qu’il deviendrait un jour une femme. (Joris)
Il décida alors de se lancer dans la démonstration du théorème qu’il avait inconsciemment utilisé pour parvenir à cette conclusion. (Antoine)
Il se débarrassa du cadavre en le coupant en deux. Et là, il vit qu’il pouvait mettre les deux moitiés dans une seule poubelle. (Nicolas)
Le lendemain, il réunit toute une brochette de scientifiques pour leur expliquer ses trouvailles. Tel Armand Descuniers durant ses intermèdes ludiques, il déclama d’une voix puissante : (Antoine)
« Prenez l’entité unitaire formée par le chiffre 1. Divisez-le par deux. Vous obtenez deux demis. Sommez ces deux demis et vous retombez alors sur l’entité unitaire formée par le chiffre 1. » (Joris)
CQFD. (Coline)
Il était enfin parvenu à démontrer que un égale un. (Nicolas)
Ce sommet dansa carrière fut malheureusement éclipsé par la révélation au monde entier de son désir de devenir une femme. (Etienne)
Rendu obèse et impotent par son traitement hormonal, il se suicida en croquant une pomme empoisonnée, comme dans son conte de fées préféré. (Camille)
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Message Posté le : 24/03/2008 13:11:01    Sujet du message : Publicité

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